Cheikh Si Tahar Benjaballah (Amira) (1904-1984)
Né le 21 décembre 1906 à Jijel, le jeune Tahar Amira s'engouffrera très tôt dans la voie de la musique chaâbi pour devenir une figure de ce genre musical dans la ville de Jijel. Celui qui sera plus connu par Da Tahar Rigada, a débuté jeune avec d'anciens musiciens de la ville comme Allaoua Fridja, Allaoua Boumerah, Adelkader Haïne, dit le Crack. Par la suite, il aura à côtoyer d'autres illustres noms comme El Hadj Menouar, El Hadj M'hamed El Anka, El Hadj Merizek dont il sera plut tard très proche et enfin le cheikh Mekraza. Grâce à sa parfaite connaissance d'une multitude de textes du chaâbi, rares pour l'époque, Da Taher sera surnommé le «cheikh de l'éloquence». Da Tahar avait la charge de maintenir la cadence, le rythme de la Qasida avec le tambourin « Tare ». On raconte que même lors d'une visite à Jijel du vénérable Cheikh Abdelhamid Ben Badis, ce dernier en l'écoutant ne put retenir ses larmes à force de rire. Il a participé aux festivités organisées par la ville et à l'occasion des mariages avec plusieurs artistes de Jijel. Durant son séjour à Alger (cinq années), Da Tahar fait la connaissance des grands chanteurs de son époque et particulièrement El Hadj M’Hamed El Anka, Hadj M’Rizek, Hadj M’Naouar.
Cheikh Si Allaoua Boumrah (1883-1960)
Boumrah Allaoua Ben Redjeb, né en 1883. Cordonnier de son état virtuose de la musique andalouse. A fait partie de l'orchestre local dirigé par Fridja Allaoua, assisté de Birouk Hamou. Il est décédé le 18 septembre 1960 à Alger (Ruisseau) suite à un accident de la circulation. Son frère Bachir était également musicien.
Cheikh Si Allaoua Fridja (1887-1923)
Maître de la musique andalouse. Serait-il héritier de cette musique importée d'Espagne après la chute de Grenade en 1492 – transmise à son fils Ferhat.
Cheikh Si Mohamed Mékideche (1887-1957)
Si Mohamed Mékideche né en 1887 à Jijel, décédé le 03 juin 1957 à Jijel. Ouvrier liègeur de son état, mais penseur et poète. A laissé d’innombrables strophes appelant par des chants, les jeunes de son époque à la moralisation notamment l’ivrogne (Charib El Khamr). Aurait confié un de ses poèmes, transformé par la suite en chants par le maître du Châabi, Hadj M’Hamed El Anka et localement par le maître de la musique, le regretté Fridja Ferhat. Ce chant a été repris par l'orchestre Fridja - Birouk et reproduit dans une pièce théâtrale lors des soirées organisées par l'association de bienfaisance «l'Entraide Musulmanes».
Cheikh Si Ahmed Abdelbaki (1890-1959)
Lettré en Arabe, fervent de la musique Andalouse authentique, détenteur à l’époque d’un livre tout en cuir comportant les Kassidates. Son fils Mohamed Salah dit Hamou était aussi musicien.
Cheikh Si Ferhat Fridja (1911-1978)
Suivit la tradition musicale de son père Allaoua, fut également grand virtuose. A formé de nombreux jeunes élèves devenus à leurs tours musiciens. A consacré son talent au service des associations caritatives telle que «l'Entraide Musulmanes», la Médersa «Medraset El Hayate» d'obédience de cheikh Abdelhamid Ben Badis de Constantine, dans les années 40. Il a participé aux festivités organisées par la ville et à l'occasion des mariages. Responsable de l’école de musique (JFLN) après 1962 au cinéma le glacier.
Mohamed Salah Abdelbaki dit Hamou (1928-1962)
Le Chahid Mohamed Salah Abdelbaki fils de Si Ahmed est né le 10 mai 1928 à Jijel. Il interprétait tout aussi bien le malouf, le Bedoui, l'Andalou et le Medh. En 1952, un gala artistique s'est tenu à Jijel, dirigé par le grand maître de la musique châabi Cheik M'Hamed El Anka; qui a remarqué les qualités de musicien de Mohamed Salah. A consacré son temps avant de tomber au champ d'honneur à aider par sa musique «l'Entraide Musulmanes». Son nom figure à la bibliothèque municipale de Jijel, dénommé l'association Mohamed Salah Abdelbaki.
Cheikh Ali Berri (1934-2013)
Ali Berri, né en 1934, est fils de musicien. Il a appris les rudiments de la musique tout seul. Mohamed Salah Abdelbaki la inclus dans son groupe. Après l'indépendance il développa sa musique qu'il a transmise à ses enfants, Mohamed, Ahmed et Raouf. Il a participé aux festivités organisées par la ville et à l'occasion des mariages avec Da Ferhat Fridja.
Chemchem Rachid (1943-2013)
A l’âge de 13 ans, il bricola sa première guitare. Rachid a appris à fabriquer les instruments de musiques en regardant les luthiers d’Alger travailler.Le mandole est son instrument favori, qu’il maniait dans l’orchestre du cheikh Fridja Ferhat, un des pionniers du chaabi à Jijel.A l’âge de vingt ans, il se met sérieusement au châabi sous la férule du cheikh Fridja. Ce dernier anima un petit conservatoire de musique, sous l’égide de la section JFLN au premier étage du Glacier. Rachid faisait partie de l’orchestre du cheikh issu de cette éducation musicale. Plus tard, parti travailler à Alger, il abandonna pendant de nombreuses année, la pratique de son art, à cause des incessants déplacements sur les chantiers. Il reste la référence obligée pour l’entretien des instruments, la connaissance du répertoire et les exigences de la direction d’orchestre.
Boubezari Ali dit Daoud (1944-2005)
A débuté sa carrière de musicien à l’école de musique de la JFLN de Jijel en 1963 en tant qu’élève avec cheikh Fridja Ferhat, dont il sera quelques années plus tard, l’un des meilleurs disciples dans la musique Châabi, l’Andalou et le chant oriental. Avec ses amis Noureddine M’rizek (instrument), Halim Touhami (instrument) et Khaled Sefir (instrument), il monte en 1966 une troupe musicale de châabi avant de rejoindre deux années plus tard l’association El Moustekbel El Fenni de Jijel où il fut chanteur et musicien. En 1969, sous la direction du cheikh Fridja Ferhat, il reconstitue avec Touhami Halim et Khaled Sefir un autre groupe de châabi. En 1972, au lycée El Kendy, sous l’égide du cheikh Fridja Ferhat et avec son ami Khaled Sefir, ils forment une chorale de chant Andalou. En 1974, il ouvre une école de châabi tout en continuant à jouer dans son propre groupe de châabi jusqu’à 1986.
Autres Artistes:
  • Genres Chaabi, Hawzi et Musique Andalouse :
    • Abdelhalim Touhami
    • Khaled Safir
    • Angham Kortoba (musique andalouse)
    • Mohamed Saadoudi
    • Nasreddine Zaïma
    • Mohamed Barri
    • Rachid Rouidi
    • Ahmed Berri
    • Haroun Benhadji
    • Aziz Mekideche
    • Mohamed Chouiki
    • Boudjemaa Bousder
    • Mouad Tennoun
    • Houcine Khelfellah
    • Samir Boulaasel
    • Youcef Ben Ayache
    • Mohamed benzarb
    • Chamseddine Khenafra
  • Genre Rap :
    • Groupe SKY-J
    • Groupe M18
    • Groupe LA FAMILIA
    • Groupe MOUATEZ COOLBOY
    • Groupe JAZAIRI
    • Groupe de danse TOP TRIX
    • Groupe de danse URBAN ESCAPE
  • Genre Raï, Staifi, Moderne et Variétés :
    • Ramzi Benaziza
    • Ibrahim Merouane
    • Ahmed Rouikha
    • Ahcene Benhamouda
    • Ferhat Zazoua
    • Mounir Boudouhane
    • Groupe ALGORYTHM
    • Groupe GNAOUI de la maison de la culture


Source: «Mémorial de la ville de Jijel» par Djamel Eddine Hadji.
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